M. Davout n’avança pas, se tint coi et prêta l’oreille.

— Mais, monsieur, protestait à ce moment le contremaître, l’atelier n’est pas public, que diable !… Comment se fait-il que vous soyez là ? D’où venez-vous ?

Le contremaître ne paraissait pas content, il interrogeait d’un ton un peu nerveux. M. Davout s’abstint encore plus soigneusement de paraître.

L’étranger s’excusait d’ailleurs avec une parfaite bonne grâce.

— Oh, pardonnez-moi, faisait-il, décidément, je ne commets que des erreurs. Précisément, je viens de l’atelier de la frappe, d’où l’on m’a également prié de me retirer. J’attends M. le directeur, je voulais regagner son antichambre, c’est en me trompant de chemin que je suis entré ici. C’est par ici, n’est-ce pas, qu’il faut passer ?

L’étranger faisait trois pas en avant, poussait une porte, mais s’arrêtait net, poursuivi par les exclamations furieuses du contremaître.

— Mais, ce n’est pas par là, monsieur ! criait en effet l’ouvrier. Vous vous trompez absolument de chemin. Vous entrez maintenant aux réserves d’or…

L’homme tourna sur lui-même et revint sur ses pas en riant.

— Allons ! faisait-il d’un ton bonhomme, il est dit que j’entrerai partout, ici !

Et, apercevant cette fois M. Davout qui le surveillait de loin, il s’excusait encore :