La concierge, de son côté, examinait le gosse avec des airs intéressés, des regards qui luisaient d’amusement.

— Et c’est son fils ? demandait-elle. Tout d’même, c’est-y rigolo, quand on a des gosses, de n’pas les élever soi-même !… Moi, tenez j’ai qu’un chien, mais j’m’en séparerais pas !

Le père Martin, à ce moment, ne savait trop que répondre. Il ne voulait pas s’engager.

— Oh, c’est selon ! fit-il. Chez nous, l’môme, n’était pas malheureux. D’abord, on aime les gosses. Hein, c’est pas vrai, ça ? Dis bonjour à la dame, Gustave !

L’enfant ne broncha pas naturellement. Il était si bien habitué à être appelé numéro quatre qu’il ignorait à peu près son prénom.

Martin, pourtant, s’entêtait. Par habitude, il gifla le môme.

Mais la concierge, à ce moment, l’interpellait :

— Eh, laissez-le donc ! faisait-elle. On ne connaît pas la politesse, à son âge !

Puis, appuyée sur son balai, elle demandait encore :

— Alors, comme ça, vous le menez voir sa mère ? Vous vouliez parler à M me  de Valmondois ?