Depuis un instant, un homme était entré dans le bouge, un apache, au visage sévère, qui avait échangé un signe de tête avec l’Empoisonneur et, debout, appuyé contre un mur, fumait en regardant le plafond sans avoir l’air de prêter attention aux paroles qui s’échangeaient près de lui.

Cet homme, en réalité, ne perdait pas un mot des paroles de l’Ours. Il les écoutait si bien, il les observait avec tant d’attention qu’à deux reprises il avait même vivement tressailli.

Brusquement, il se départit de l’attitude flegmatique qu’il s’imposait.

— Dégueulasse ! appelait-il.

Dégueulasse, qui buvait sans penser à mal, le nez dans son verre, calculant qu’on était douze poteaux, qu’on avait déjà prix cinq tournées et qu’il en restait encore sept à boire, releva la tête de surprise.

— Quoi ? demandait-il. Qui c’est qui m’siffle ?

Dégueulasse perdit son assurance et parut fort surpris en apercevant celui qui l’avait appelé.

— Ah ! par exemple !… commença-t-il.

Il se levait, courait à l’homme.

— C’est vous, patron ?