— Sûr qu’on va avoir des ampoules…

— Ça t’gêne, madame la marquise ?

— Non, j’m’en fous, mais ça m’dégoûte !

Il n’était évidemment pas habitué à avoir de pareilles traces sur ses mains, qu’il ne fatiguait pas souvent à de rudes besognes.

Dégueulasse, cependant, s’était emparé d’une lime, d’un ciseau à froid et d’un marteau. Il attaquait alors le dôme, il en découpait des morceaux, des rognures, il en raclait le métal précieux.

— C’est tout de même malheureux, grondait alors Dégueulasse, cependant que Fumier l’imitait, c’est tout d’même malheureux d’penser qu’on va remplir ces sacs-là d’or et que Fantômas, pour not’peine, nous aboulera tout juste quelques sous ! Ah, il est généreux, l’mec !…

Mais Fumier n’était pas de cet avis.

— D’abord, faisait-il, on n’sait pas c’que Fantômas donnera. D’autre part, y a quelque chose de sûr et d’certain, c’est que sans lui on n’aurait jamais pensé à venir ici… Et enfin, ma vieille, c’est entendu qu’on raboule de l’or, mais on s’rait joliment empêché s’il fallait le fourguer… Donc, on a tout intérêt à traiter avec le patron…

Ils travaillèrent longtemps. Leurs sacs se remplissaient. Ils avaient pourtant à peine ébréché un peu du dôme, une plaque d’un mètre peut-être. Cela enthousiasmait Fumier.

— Mince de pépites ! disait-il. Et comment, qu’on l’a trouvée, la mine d’or ! On en a pour cent dix ans, bien sûr, avant d’avoir épuisé le lingot…