M. Havard se mit à écrire une lettre, il répondit en affectant d’être distrait :

— J’ai donné les ordres nécessaires. Mon-Gnasse et la Puce doivent être partis…

Juve fit la grimace.

— Déjà ! à deux heures de l’après-midi ! C’est bien tôt pour aller au Cochon-Gras  !

— Non, riposta M. Havard. L’établissement a la clientèle des garçons de l’abattoir de la Villette. Il y a beaucoup de monde entre deux et trois heures.

Juve ne voulut pas, évidemment, engager une controverse sur ce point.

— Bon ! bon ! très bien ; fit-il. D’ailleurs, le rapport de Léon ou de Michel nous renseignera.

Juve parlait en toute sincérité, et sans voir malice à ses paroles. M. Havard, pourtant, dressait la tête d’un air peu satisfait.

— De quel rapport parlez-vous ? demandait-il.

— Mais du rapport qui sera déposé sur cette promenade dans les bouges…