En vain essayait-on d’arracher quelques paroles à l’infortuné Léon Drapier ; les hurlements qu’il avait poussés l’avaient exténué, Léon Drapier demeurait désormais inerte, ayant perdu connaissance.
M. Havard, les inspecteurs, les employés de la Monnaie étaient abasourdis. Seul le visage de M. Mix restait impassible ; sur ses lèvres errait un ironique sourire.
— Dégagez-le donc, tout d’abord ! commença-t-il.
Et, machinalement, on s’occupait à défaire le piège qui lui tenait la jambe.
— Emportons-le hors d’ici, suggéra Havard, qu’on le ramène à son bureau et puis on s’expliquera !
— On s’expliquera, en effet…, déclara Mix.
En l’espace de quelques instants, Léon Drapier était dégagé du piège. Sans donner signe de vie, il se laissait aller, secoué sur les épaules des hommes qui le transportaient.
Mix sortit le dernier de la cave, ferma la porte à clé, non sans avoir au préalable jeté un coup d’œil de méfiance sur le tas d’or qu’il venait de remarquer renversé sur le sol.
Un instant, Mix avait eu l’idée de rester dans la cave ; pourquoi ne le faisait-il pas ?
Était-ce qu’il avait peur de quelque chose ?