Juve, en réalité, avait un peu espéré qu’il rencontrerait là ce Fantômas qu’il poursuivait depuis toujours et qu’il espérait bien enfin dompter, abattre, vaincre.
La vue du repaire vide, ou presque vide, le désillusionnait.
Fantômas, sûrement, n’était pas dans le bouge à cette heure ! Il était probable même qu’il n’y viendrait pas, car si les Grouilleurs étaient dehors, c’était qu’ils étaient partis en expédition, c’était qu’ils effectuaient une quelconque de leurs terribles et sinistres besognes.
Juve songeait déjà à se retirer et venait de se lever, lorsque le chef l’arrêtait d’un geste :
— Écoute, Job Askings, déclarait le vieillard, j’ai une grâce à te demander.
— Laquelle ? fit Juve assez surpris.
— J’ai une prière à t’adresser, reprenait le chef, et je te l’adresse de tout mon cœur, de toute mon âme, en toute humilité.
— Parle ! fit encore Juve.
Mais ce début était si extraordinaire que Juve, à cet instant, fronçait les sourcils, se demandant s’il ne cachait point quelque piège, s’il n’allait pas apprendre quelque terrible nouvelle.
Le chef dit, baissant la voix :