M. Mix tourna la tête, puis il articula :

— Vous parlez de la rue Blanche… Paulette de Valmondois y a reçu un coup de revolver… Qui donc a tiré avec ce revolver si ce n’est Léon Drapier ?

— Oh ! c’est bien simple, rétorqua Juve, ce n’est pas Léon Drapier, c’est X…

— Voyons, monsieur, fit le détective privé, parlons alors du vol, des vols si vous voulez bien. Il apparaît nettement que c’est Léon Drapier qui volait, dans les caves de l’hôtel des Monnaies, puisqu’on y a relevé ses traces.

— Cela ne prouve rien ! fit Juve, X…, le véritable voleur, s’est introduit à maintes reprises dans ces caves, mais il a eu soin, chaque fois, de faire disparaître les traces de son passage. Un voleur prend toujours ses précautions !… Un honnête homme laissera derrière lui les charges les plus accablantes, car il ne se méfie pas…

— Mais enfin, articula M. Mix, si vous croyez que Léon Drapier est innocent, qui donc soupçonnez-vous ?

Alors Juve, nettement, considérant son interlocuteur dans les yeux, déclara d’une voix brève et sèche :

— Qui je soupçonne ? toujours le même bandit ! toujours le même audacieux criminel, toujours le même monstre de cruauté et de duplicité ! Je soupçonne Fantômas d’être l’auteur de ces crimes et de ces vols !

Mix sursauta :

— Fantômas ! dites-vous ? Pourquoi Fantômas ?