Le commandant du Jean-Bart, entendant cela, haussait les épaules. Il se promenait de long en large dans son salon, il paraissait fort ennuyé.

— Bon ! disait-il, c’est clair, c’est net, mais c’est bigrement fâcheux !

Et, très bas, il ajoutait :

— Oui, c’est bigrement fâcheux !

Le jeune lieutenant de vaisseau, cependant, allait de surprise en surprise. Il ne comprenait pas très nettement ce qui semblait fâcheux à son chef, et surtout il s’étonnait fort de son attitude, car il était toujours persuadé que le policier Juve n’était pas à bord, et qu’en conséquence la dépêche officielle était nulle et sans objet.

Brusquement, le commandant parut prendre une décision :

— C’est bien ! faisait-il. Signalez à la terre que nous allons faire le nécessaire !

Et comme le lieutenant de vaisseau saluait son chef et s’apprêtait à le quitter pour remonter sur la passerelle, le commandant ordonnait : Veuillez prévenir le commissaire du bord d’avoir à venir me parler immédiatement !

À l’instant même, cependant, où le marin donnait cet ordre, on frappait discrètement à la porte du salon.

— Entrez ! ordonna le commandant du Jean-Bart.