— Quoi qu’y n’y a ? répondit Bec-de-Gaz, qui se retourna.
D’un tas de sable où il était vautré, un homme se levait qui appelait toujours :
— Radinez voir, quoi ! Non c’que vous avez l’air marioles, tous les deux… On r’connaît donc plus les poteaux ?
Alors Œil-de-Bœuf eut un grand cri, un cri de joie qui lui venait du cœur.
— Ah bon Dieu, commençait-il, Dégueulasse !…
Au même instant, une autre tête apparaissait, que Bec-de-Gaz identifia à son tour :
— Et Fumier ! dit-il.
Là-dessus, Œil-de-Bœuf et Bec-de-Gaz, au comble de la joie, s’envoyèrent des grandes claques sur les cuisses, en signe de satisfaction. Ils étaient évidemment très heureux de retrouver les deux amis Dégueulasse et Fumier avec qui, jadis, ils avaient fait de si bonnes parties.
Dégueulasse, cependant, était toujours aplati sur son tas de sable. Il invitait :
— Eh bien, montez-donc, rappliquez, les oiseaux ! Y a d’la place pour tout l’monde ! Et si c’est que vous n’êtes pas milliardaires, vous n’perdrez peut-être pas vot’temps…