— Oh, fit Caroline, j’ai bien souvent entendu parler de vous, lu votre nom sur les journaux !…
Elle s’arrêtait net et reprenait, presque terrifiée :
— Ah ça ! vous croyez donc que Fantômas est compromis dans l’affaire ?
— Pourquoi ? demanda Juve interloqué.
— Mais parce que, monsieur… fit naïvement la brave cuisinière, chaque fois qu’il s’agit d’une affaire de Fantômas, vous y êtes mêlé, chaque fois que vous vous occupez d’un drame, c’est qu’à ce drame se mêle le nom de Fantômas… Enfin, comme qui dirait, dès qu’il y a du grabuge quelque part, là où on trouve Juve, on trouve Fantômas, et là où vient Fantômas, Juve ne tarde pas à arriver ! Je m’explique peut-être mal, mais c’est là ma façon de penser !
Juve, malgré lui, souriait…
— Fantômas n’est pas nécessairement dans toutes les affaires dont je m’occupe, et rien ne prouve qu’il soit intervenu dans l’assassinat de ce malheureux Firmin ! Mais le temps passe et vous seriez bien aimable de m’annoncer à M. Drapier. N’est-ce pas, ma bonne Caroline ?
La cuisinière qui tournait les talons s’arrêta, stupéfaite :
— Vous me connaissez, monsieur Juve ?
— Depuis cinq minutes, oui !