LISE

Je veux savoir à quoi m’en tenir.

GERMAINE

Tu n’as pas tort : si j’avais eu ta prudence, je me serais épargné bien des chagrins.

LISE

Ah ! tu m’approuves !

GERMAINE

Seulement, je ne devine pas comment tu vas t’y prendre pour « essayer » ton mari ?

LISE

Sois tranquille, je ne l’examinerai pas moi-même !… Je chercherai une personne de confiance, une personne éprouvée par le chagrin, ayant l’expérience du mariage ; cette personne, je la choisirai jolie, jeune, un peu coquette, et même troublante. Et je lui demanderai : « Voulez-vous, me rendre un service ?… Faites la cour à mon mari ! »