Je vous répondrais que je suis amusante, tout au plus, et que c’est la beauté des laides. (Elle passe au 2.)

RENÉ

Enfin, je ne vous dirai pas que je vous adore.

GERMAINE

Je vous répondrais que vous n’en pensez pas un mot et que vous vous exprimez ainsi par politesse. (Elle va vers la fenêtre.)

RENÉ

Alors, je ne vous dirai rien de tout ça. (II se lève, ferme la porte, et revenant.) Mais je vous dirai que vous n’êtes pas comme les autres, que vous vous révélez spirituelle, artiste jusque dans votre façon de vous vêtir. Je vous dirai qu’il y a sur votre visage une lumière de gaîté qui le ferait distinguer entre mille, que la ligne de votre corps est souple et robuste ; je vous dirai, enfin, que l’on ne saurait vous oublier lorsqu’une fois on vous a vue, et que l’on ne saurait ne pas vous aimer, lorsque l’on se souvient de vous.

GERMAINE

Allons ! Vous me répétez sous une autre forme ce que vous ne vouliez pas me dire tout à l’heure.

RENÉ