Malgré vous, le jeu vous entraîne. J’ai pris votre main, et vous ne l’avez pas retirée. Je m’approche de vous, et vous ne vous détournerez pas ! Et, si je veux prendre vos lèvres, vous les défendrez mal !

GERMAINE, émue

Non ! Non !… Je vous en prie… je vous en prie !…

RENÉ

Ne priez pas ! Vous n’avez rien à craindre, ce n’est pas ainsi que je vous veux !

GERMAINE, avec un rire forcé

Quoi ! vous m’épargnez ?

RENÉ, s’approchant d’elle

Je veux que vous deveniez mienne au jour et à l’heure que vous aurez vous-même choisis. Le don de vous-même sera librement consenti par vous… Tenez, demain vers deux heures, allez près du lac : il y a un petit chalet où je vous attendrai. Promettez-moi que vous viendrez.

GERMAINE