[45] Y a-t-il lieu de tenir compte encore du parallèle que voici signalé par Dieckow (p. 67)?
Montaigne: «Il y en a plusieurs en ce temps qui discourent de pareille façon, souhaitons que cette esmotion chaleureuse, qui est parmy nous, se peust deriver à quelque guerre voisine, de peur que ces humeurs peccantes, qui dominent pour cette heure nostre corps, si on ne les escoulle ailleurs, maintiennent nostre fiebvre tousjours en force, et apportent en fin nostre entière ruine. Et de vray, une guerre estrangère est un mal bien plus doux que la civile. Par fois aussi ils ont à escient nourry des guerres avec aucuns leurs ennemis, non seulement pour tenir leurs hommes en haleine, de peur que l'oysiveté mère de corruption ne leur apportast quelque pire inconvenient:
Et patimur longæ pacis mala sævior armis
Luxuria incumbit.
(II, XXIII).
Bacon: «A civil war indeed is like the heat of a fever, but a foreign war is like the heat of exercice, and serveth to keep the body in health, for in a slothful peace both courages wil effeminate and manners corrupt.» (Greatness of kingdoms, éd. Spedding, t. VI, p. 586.)
[46] Montaigne II, VIII, t. III, p. 88.
[47] «Yet hee was reputed one of the wise men, that made answere to the question: when a man should marrie.—A young man not yet, an elder man not at all.» Ed. Spedding, tome VI, p. 579.
[48] Cf. par exemple cette image d'Aristote:
«Neither is the ancient ruse amisse, to bend nature as a wand, to a contrary extreame, whereby to set it right.» (Essai XXVI, Montaigne III, X au début).
Une citation de Martial: «Principis est virtus maxima nosse suos.» (Bacon éd. Spedding, t. VI. p. 555, Montaigne III. 8, t. VI, p. 99).