— Marguerite!… répondit le jeune homme, d'un ton suppliant.
— Vous, ici! poursuivit Marguerite, vous! oh! mon Dieu… mais quelle a été votre pensée, dites? qui vous y a conduit? comment y êtes-vous venu?… dites! dites!… mais répondez…
Et comme elle ne se sentit pas la force d'en dire davantage, elle laissa retomber sa tête dans ses mains, et se prit à sangloter.
Le jeune homme s'élança alors vers elle, et, avant qu'elle eût eu le temps de s'éloigner, il lui prit les deux mains dans les siennes.
— Marguerite!… lui dit-il, d'une voix pleine de larmes; ma jolie Marguerite… ne pleurez pas ainsi; écoutez-moi, vous allez partir!
— Partir! fit Marguerite en relevant la tôle.
— Demain, m'a-t-on dit… demain, il faudra me séparer de vous, pour toujours…
Oh! je n'ai pu accepter cette pensée cruelle; j'ai voulu vous revoir encore une fois, vous dire un dernier adieu… et je suis venu… Marguerite, auriez-vous la cruauté de me dire que j'ai mal fait?
— Eh bien! répondit Marguerite, vous êtes venu, Octave, vous m'avez vue… et maintenant, vous pouvez partir.
Et comme elle se dirigeait vers la porte de la chambre qu'elle se disposait à ouvrir, Octave l'arrêta: