Mais à travers le trouble de son esprit, un sentiment impérieux s'était emparé de lui, et c'est avec un frisson d'épouvante qu'il songeait à ce Gobson que l'on avait vu sortir de la demeure de M. de Beaufort.

Il y avait là un mystère qu'il comprenait mal encore, et au fond duquel il n'osait pénétrer.

Il rentra chez lui fort perplexe, et quelques jours se passèrent sans que rien d'important vînt l'arracher à l'espèce de torpeur où tous ces événements l'avaient plongé.

Malgré lui, il se sentait enveloppé peu à peu par quelque chose de fatal et de sombre qui lui enlevait sa volonté et sa présence d'esprit.

Il ne s'appartenait plus.

Il était tout entier à cette énigme, dont il cherchait vainement le mot et qui l'épouvantait.

Il ne pouvait plus penser à autre chose.

Souvent, poussé par un désir mal défini, mais impérieux, il avait formé le projet d'aller trouver M. de Beaufort et de lui faire part de ses appréhensions.

C'eût été insensé! Il n'avait aucune raison, aucun prétexte pour agir de la sorte, et il y avait renoncé.

Mais il était réellement malheureux.