Malheureusement il était réduit à l'inaction jusqu'au lendemain, car c'est le lendemain seulement à midi qu'il pouvait voir soeur Rosalie et se concerter avec elle sur les résolutions à prendre.

Toutefois, en attendant, il donna ses ordres à Bob, lui désigna la maison où il venait de louer une chambre pour lui, et lui expliqua surabondamment ce qu'il avait à faire.

C'était simple d'ailleurs.

Tenter d'établir des communications avec le couvent, s'y ménager des intelligences, si c'était possible, fréquenter la chapelle; enfin surveiller toutes les personnes qui entreraient à l'Adoration ou qui en sortiraient.

Bob partit emportant ces instructions, et Gaston resta seul.

Le soir, il alla rôder autour de l'hôtel de la Chaussée-d'Antin, dans l'espoir d'y rencontrer M. de Beaufort. Mais il ne vit personne.

L'hôtel était plongé dans l'ombre; on eût dit qu'il était inhabité.

La nuit qu'il passa à la suite de ces événements fut peut-être une des plus tourmentées qu'il eût passée encore.

Mais un incident inattendu allait lui apporter une distraction et en même temps un aide qui n'était pas à dédaigner.

Le matin, vers huit heures, il entendit carillonner à sa porte.