La traduction et l'introduction sont d'Alcide Bonneau. Tiré à 100 exemp. numérotés, plus quelques exemp. de passe numérotés 100 a, 100 b, etc. (Typ. A. H. Bécus.)
Les Sonnets luxurieux de l'Arétin (Sonnetti lussuriosi di Pietro Aretino), texte italien avec traduction française en regard (par Alcide Bonneau), précédée de la notice et des commentaires d'Isidore Liseux et publiés pour la première fois avec la suite complète des dessins de Jules Romain d'après des documents originaux. Paris, C. Hirsch, 1904.
In-4º oblong, xii-151 pp., pl. en noir et en couleurs; les exemp. ord. comportent 33 planches, un frontispice, 16 fac-similés d'un calque (ou soi-disant calque) des gravures de Marc Antoine d'après Jules Romain, 16 planches reproduisant les mêmes dessins retouchés et modernisés.
Il y a des exemplaires comportant en outre 16 planches reproduisant les mêmes dessins retouchés et modernisés en couleur. (On conserve à l'Enfer de la Bibliothèque nationale un exemplaire de cette dernière sorte.) Tiré à 300 exemp.
Cette édition est la même que celle de Liseux, elle comporte des dessins que je crois exécutés d'après la description des grav. de Marc Antoine donnée par Bonneau dans sa notice (elle n'est pas de Liseux, malgré ce qu'en pense l'éd. Hirsch). Il y a de plus une petite notice relatant la découverte en France des soi-disant calques.
Je crois qu'il y a une contrefaçon de l'éd. Hirsch sur format un peu plus petit.
LES RAGIONAMENTI
On comprend, sous le nom de Ragionamenti, les Dialogues putanesques divisés en deux parties et en six journées, et deux autres dialogues appelés respectivement le Dialogue des cours et le Dialogue du jeu que l'on a appelé aussi les Cartes parlantes; on a voulu faire de ces deux dialogues et du Zoppino une troisième partie des Dialogues putanesques ou Caprices d'Arétin. Mais le Dialogue des cours et le Dialogue du jeu sont des œuvres distinctes, qui n'ont rien à voir avec les fameux Caprices; quant au Zoppino, il paraît certain qu'on ne doit plus l'attribuer à l'Arétin. Le troisième dialogue a été traduit en espagnol par Francisco Xuarès: Coloquio de las Damas... 1607 (in-12) et d'après la trad. espagnole en latin: Pornodidascalus seu colloquium muliebre, par Gaspard Barth, 1660, in-8. Il y a une trad. française (du xvie siècle) où les interlocutrices sont nommées Laïs et Lamia. Il y a aussi une traduction latine-française par Bonneau des six dialogues, publiée par Liseux avant les traductions anglaise (Liseux) et allemande (Insel Verlag).
Ragionamento della Nanna e della Antonia fatto in Roma sotto una ficaia, composto dal divino Aretino per suo capricio a correttione de i tre stati delle donne.