[12] Il semble que l'Arétin ait joui d'une grande vogue parmi les lettrés du Dauphiné. Sans les Ragionamenti, nous n'aurions pas la Satire sotadique de Chorier. Dans son ouvrage sur l'Arétin (Hachette, 1895), M. Pierre Gauthiez cite une pièce dont le Divin est un des personnages: le Courtisan parfait, tragi-comédie par M. D. G. B. T. Grenoble, Jean Nicolas, 1668.—Cette pièce est attribuée à Gabriel Gilbert.

[13] Voir Pasquinale di Pietro Aretino ed anonime per il conclave e l'elezione di Adriano VI, pub. et ill. da Vittorio Rossi. Palermo-Torino, C. Clausen, 1891, in-16.

[14] La Puttana errante est un poème en quatre chants qui n'a rien à voir avec l'insipide Dialogue de Marguerite et de Julie qu'on a aussi intitulé la Puttana errante. C'est dans cette plate élucubration, qui n'a rien d'arétinesque, que l'on trouve l'énumération des 35 postures.

[15] Les sonnets luxurieux du divin Pietro Aretino, texte italien, le seul authentique et traduction littérale par le traducteur des Ragionamenti, avec une notice sur les sonnets luxurieux, l'époque de leur composition, les rapports de l'Arétin avec la Cour de Rome et sur les dessins de Jules Romain, gravés par Marc-Antoine. Imprimé à cent exemplaires pour Isidore Liseux et ses amis. (Paris, 1882)

[16] Les sonnets luxurieux de l'Arétin (I sonnetti lussuriosi di Pietro Aretino), texte italien et traduction en regard accompagnée de la notice et de commentaires de Is. Liseux (la notice et les commentaires sont en réalité d'Alcide Bonneau) et publiés pour la première fois avec la suite complète des dessins de Jules Romain d'après des documents originaux (Paris, 1904), pet. in-4º oblong, cartonné, imprimé en deux couleurs, encadrements typographiques. 160 pages de texte, 16 fac-similés et 17 gravures en taille douce. Ces 17 gravures comprennent un frontispice et les gravures achevées par un artiste moderne d'après les calques. Il me semble que dans l'exemplaire que j'ai vu en 1904, on donnait le fac-similé de la grandeur des soi-disant calques originaux. Il me semble aussi que le fac-similé de chaque calque se trouvait en regard de la gravure achevée, médiocre d'ailleurs.

Dans l'exemplaire que je viens d'avoir entre les mains, les figures ne sont reproduites qu'à mi grandeur des soi-disant originaux.

[17] Alcide Bonneau fait remarquer que: «dans ce Recueil, les Sonnets sont intitulés Corona di Cazzi; Sonnetti (sic) Divi Aretini.» Cela n'est pas tout à fait exact; dans le Cosmopolite on trouve: Divi Aretini Sonnetti, et ce mauvais latin qui choquait. Alcide Bonneau devient plus macaronique encore au titre du premier Sonnet: Divi Aretini Sonnetto primo. Le recueil dit du Cosmopolite est peu connu. En voici le titre: Recueil des pièces choisies rassemblées par les soins du Cosmopolite. A Anconne, chez Vriel Bandant, à l'enseigne de la liberté, MDCCXXXV. J'en ai vu une réimpression (1835?) qui présente quelques différences dans le titre et dans le texte. L'exemplaire ancien que j'ai lu portait cette note manuscrite:

«Ce recueil a été formé par M. le Duc d'Aiguillon, père du dernier mort imprimé par lui et chez lui en sa terre de Verets, en Touraine et tiré au nombre de douze exemplaires seulement.

La femme de son intendant qu'il avait fait prote et qui était dans un entresol où elle travaillait, lui cria un jour: Monsieur le Duc, faut-il deux R au mot F.....? Il répondit gravement, il en vaudrait bien la peine; mais l'usage est de n'y en mettre qu'un. L'Épître à Madame de Miramion qui est à la tête de l'ouvrage, ainsi que la Préface, sont de M. de Moncrif. On trouve à la fin du volume une traduction en vers français des Noëls Bourguignons qui n'existe que là.

Ce recueil d'ordures est sans contredit le plus complet et le plus rare qu'il y ait, il renferme beaucoup de Pièces qu'on rechercherait, bien inutilement ailleurs.»