Il a donné à Feydeau Les Sabotiers et le Major Palmer, opéras-comiques.

Enfin il a fait, en société avec M. Chazet, Les Comédiens d'une petite ville, vaudeville; et avec M. Dumaniant, Les Calvinistes.

Nous ne donnerons pas ici la nomenclature de ses romans, qui serait longue et inutile. Pendant trente ans il ne s'est guère écoulé de mois qu'on n'en ait vu éclore un de sa composition; nul n'en a fait en aussi grand nombre que lui depuis Retif de la Bretonne, qui d'ailleurs était prodigieusement au-dessous de lui pour le style.

M. Pigault-Lebrun paraît maintenant se livrer à un genre plus sérieux et s'occuper d'ouvrages importans. Il vient de publier une histoire de France, en 6 volumes in-8°. Quel que soit le succès qu'elle obtienne, elle sera toujours jugée au-dessus de celles de Velly, du père Daniel, et autres historiens obséquieux ou prévenus.

M. Barba a recueilli les oeuvres de M. Pigault-Lebrun, auxquelles il a fait les honneurs d'un certain luxe typographique. Elles figureront sans doute dans toutes les bibliothèques des amateurs du plaisir et de ceux qui affectionnent un auteur spirituel et amusant, quel que soit le genre où il se soit exercé.

PERSONNAGES.

HORTENSE, jeune veuve.

MONDOR, vieux garçon.

AUGUSTE, cousin d'Hortense, jeune homme de seize à dix-sept ans.

MARTON, suivante d'Hortense.