—Non, dit l’oncle Joseph, dont le mot infernale alléchait la curiosité.

—Je me pris à songer que le vieux marquis était au bout, que son fils était poltron, et que le seul homme de cette race maudite, le seul être qui pût chagriner la vieillesse de mes bons et excellents oncles, c’était mademoiselle Dragonne.

—C’est vrai, soupira l’oncle Joseph.

—Et je me dis alors, continua Gaston, que si ce diable incarné venait à se pendre ou à se noyer, voire même à se faire sauter la cervelle avec son fusil, mes pauvres chers oncles vivraient leurs derniers jours heureux comme des coqs en pâte.

—Ouais! fit l’oncle Joseph radieux, je le crois, morbleu, bien! Le tout est de trouver un bon petit moyen qui conduise mam’zelle Dragonne à ce résultat.

—Précisément, je l’ai trouvé, dit Gaston avec un flegme superbe.

—Cornes de cerf! dites-vous vrai?

—Écoutez donc: vous avez bien voulu m’accorder tantôt que j’étais... joli garçon.

—Charmant.

—Bien tourné.