—Je le sais.
—Nos oncles vous adorent, ma belle cousine, si j’en juge par toutes les jolies choses qu’ils m’ont contées de vous.
—Ils sont si bons! soupira tristement Mignonne.
—Mais ils m’aiment un peu, moi aussi, et c’est tout naturel, car je suis, comme vous, l’enfant d’un de leurs frères.
—C’est tout simple, murmura Mignonne.
—Or, savez-vous quel est leur projet?
Mignonne devina à moitié et pâlit.
—Ils se sont dit qu’ils feraient sagement et bien, avant de rejoindre nos pères dans les caveaux de notre famille, d’assurer l’avenir de leurs neveux.
Mignonne écoutait haletante.
—Nous sommes leurs héritiers, vous et moi. Il semblerait, à première vue, qu’ils dussent nous partager par égale part leur fortune.