Henry disparut.

Hector demeura à sa place, épiant les moindres mouvements de Bothwell, qui causait avec lord Murray de Tullibardine, se suspendant pour ainsi dire à ses lèvres, et cherchant à saisir le sens des paroles qu’ils échangeaient à mi-voix.

Quelquefois la reine, qui valsait avec Douglas, passait près de lui emportée sur le bras puissant du vaillant Écossais; sa robe l’effleurait, son haleine arrivait jusqu’à lui.

Et alors Hector abandonnait un instant de son tenace regard lord Bothwell, pour reporter un œil d’envie sur cette femme qu’il aimait et qu’un autre emportait dans ses robustes bras, aux stridentes mélodies de l’orchestre.

La reine adorait la valse.

La valse finit enfin..... Hector respira.

La reine prit le bras de Douglas et fit avec lui le tour de la salle.

Tout à coup elle essuya son front et murmura:

—Dieu! que j’ai chaud!

Douglas s’élança vers un guéridon et revint avec un plateau de sorbets et de confitures d’Orient, de ces confitures noirâtres dont Henri III avait toujours soin d’emplir son drageoir.