Seuls, deux hommes, les deux accusateurs de la reine, Douglas et Lenox, ne partagèrent point ce sentiment général, et Lenox s’adressant a Bothwell, lui dit:
—Il y a cependant un coupable... Il y a cependant un assassin..... d’où vient donc ce gant? le gant de la reine... car il est bien à vous, n’est-ce pas, madame?
—Oui, dit la reine que l’angoisse reprenait.
—Ce gant, dit Bothwell, je vais vous en expliquer l’origine. La reine l’a ôté dans le bal en prenant un hanap de vos mains, lord Douglas...
—Je m’en souviens.
—Ce gant est tombé sur le sol..... un homme l’a ramassé...
Hector respira et attacha sur Bothwell un œil étonné et curieux.
—Cet homme, poursuivit Bothwell, avait à se plaindre du roi; cet homme est l’assassin du roi.
Hector regarda Bothwell avec enthousiasme et se dit:
—Il a plus de courage que je ne croyais; il expie son crime par un grand dévoûment...