Et aussitôt d’autres hommes accoururent et environnèrent le roi, qui, l’épée à la main, s’apprêta à leur tenir tête.

En ce moment, une rumeur terrible s’élevait dans la direction de la rue de Béthisy; le Suisse Besme venait de jeter à M. le duc Henri de Guise le cadavre de l’amiral de Coligny.


Revenons à Gontran le Lorrain, que nous avons laissé à l’hôtellerie du Grand-Charlemagne.

—Êtes-vous catholique? lui avait demandé un des buveurs.

Ce buveur était un gros homme ventru et bouffi, ayant sous d’épais sourcils de petits yeux gris de mer empreints de fanatisme et de férocité.

Il portait la moustache en croc, comme les catholiques, au lieu de l’avoir pendante comme ceux de la religion réformée.

—Êtes-vous catholique?

Il fit cette question à Gontran d’un air si impérieux que Gontran mit la main à son épée et répondit:

—Que vous importe!