—Vous êtes, je le vois, un des chefs du parti lorrain, vous êtes influent auprès des serviteurs de Guise, et vous pouvez aller jusqu’à elle, la couvrir de votre manteau et la ramener ici.
—Monsieur, dit Gontran dont la voix tremblait, vous voyez cet enfant!
—Oui, dit le roi, s’approchant du lit.
—Cet enfant m’est confié...
—Eh bien?
—Je réponds de sa vie sur ma tête; m’en répondez-vous sur la vôtre, si je m’expose pour sauver votre maîtresse?
—Sur l’honneur et foi de gentilhomme, dit le roi d’une voix sonore et grave, je m’engage à veiller sur cet enfant pendant votre absence et à me faire tuer avant qu’un cheveu tombe de sa tête.
Et le roi écartant Gontran se mit à sa place l’épée nue, dans cette fière et chevaleresque attitude qui lui était naturelle, et que nul roi peut-être ne retrouva après lui.
—C’est bien, dit Gontran, où est votre maîtresse?
—Connaissez-vous Paris?