Puis son œil s’abaissait au bas de la croisée, et sur la grève toujours déserte, cherchait dans l’ombre une apparition, comme s’il eût voulu hâter de ses vœux l’arrivée de sa bien-aimée Charlotte.
Enfin apparurent trois ombres.....
Le roi frémit. Ils étaient partis trois, ils revenaient trois seulement, où donc était Charlotte?
Tout à coup il aperçut une robe blanche et il poussa un cri.
Cette robe, c’était la sienne sans doute.
Mais le roi avait au moment suprême un terrible sangfroid; il comprit qu’il devait son salut au quiproquo établi entre le gentilhomme et les hommes qu’il commandait, et modérant soudain sa joie, il reprit un visage impassible et calme.
C’était, en effet Charlotte qui arrivait, conduite par les deux massacreurs, et qui bientôt alla se jeter dans les bras de son royal amant.
Les deux massacreurs étaient respectueusement demeurés sur le seuil.
Par un sentiment de prudence, le roi ferma la porte sur eux, le premier élan de tendresse apaisé, il regarda autour de lui, chercha son sauveur des yeux, ne le vit point, et dit à Charlotte:
—Où donc est ce gentilhomme?