L’expression en était lourde, sans dignité, sans aucune empreinte de passion autre que la cupidité.
—Cordieu! murmura don Paëz, cette physionomie est plutôt celle d’un imbécile que d’un scélérat de génie. Comme l’ivresse change un homme! Voilà une tête qui ne ressemble pas du tout à celle que j’ai aperçue la nuit dernière, à la lueur instantanée d’un coup de pistolet. Et cependant, c’est la même!
Après cette réflexion si peu flatteuse pour un homme qui se prétendait le roi d’Écosse, don Paëz lui mit sans façon le voile noir.
—Qu’est cela? fit le futur monarque, et pourquoi me couvre-t-on la tête?
Don Paëz le regarda. Il avait toujours les jeux fermés:
—C’est votre coiffure, sire, dit-il.
—Quelle coiffure?
—Celle que vous devez porter à votre sacre.
—Singulière coiffure, murmura le nouveau roi d’Écosse passant ses mains tremblottantes sur sa tête et murmurant: on dirait un voile...
—C’est un voile, en effet.