La porte se referma sur eux; le prêtre et Henri demeurèrent seuls avec le condamné.

Le prêtre se mit à genoux et commença une prière.

Mais Henry l’interrompit:

—Assez, mon père, dit-il. C’est inutile.

Le prêtre se leva stupéfait.

Henry tira son épée et la lui porta tranquillement au visage.

Le prêtre recula et se trouva face à face avec don Paëz qui venait de rejeter le manteau et se dressait avec la calme lenteur d’un mort sortant à minuit de son sépulcre.

—Mon père, dit alors Henry, vous êtes de haute taille, vous avez une grande barbe brune, un large chapeau rabattu sur les yeux; si vous ramenez un pan de votre manteau sur l’épaule gauche, on n’apercevra presque plus votre visage.

—Eh bien? demanda le prêtre tremblant.

—Eh bien! ce cavalier que vous voyez là et dont naguère vous ne soupçonniez pas la présence, ce cavalier se nomme don Paëz. Il a comme vous la voix profonde et grave, comme vous il est de haute taille, comme vous il a la barbe brune.