—C’est juste.
—Et si votre maître vous donne le commandement d’un corps d’armée destiné à me réduire, que ferez-vous?
—Eh bien! on peut être amis et se combattre.
—D’accord; mais si ma tête est mise à prix, si je tombe entre vos mains?
—Diable! murmura don Paëz.
—Si, malgré cette amitié que nous venons de nous jurer, votre devoir vous oblige à me faire trancher la tête?
—Je le ferai... si, auparavant, je n’ai pu réussir à vous faire évader.
—A merveille! s’écria don Fernand, nous pouvons être amis désormais.
—Et à toujours, ajouta don Paëz. Mais venez, la partie d’échecs du roi doit tirer à sa fin, et il ne faut pas qu’on remarque notre absence; messire le duc d’Albe et ce cuistre de chancelier Déza profiteraient de la mienne pour la commenter.