Mistress Fanoche reprit le flambeau qu'elle avait posé sur la cheminée.
—Venez par ici, dit-elle, en se dirigeant vers le parloir, nous avons à causer, ma chère.
—Il est tard, dit la vieille, nous causerons demain... Allons nous coucher.
Un éclair de colère passa dans les yeux de mistress Fanoche.
—Vieille imbécile! dit-elle, croyez-vous pas que je vous paye pour que vous ne fassiez que boire, manger et dormir?
—Merci bien! dit la femme osseuse avec aigreur, vous ne vous ruinez pas pour moi; et cependant, si vous ne m'aviez, je ne sais ce que deviendrait votre maison. Les petites ne craignent que moi.
—Soit, dit mistress Fanoche, mais je vous le répète, nous avons à causer.
—Eh bien! parlez, alors.
Sur ces mots, qu'elle prononça avec la résignation d'un bull-dogue qu'on met à la chaîne, la dame aux bésicles reprit sa place dans son grand fauteuil, au coin de la cheminée, et attendit qu'il plût à mistress Fanoche de lui adresser la parole de nouveau.
Celle-ci reprit: