Quelques secondes après, une clef tourna dans la serrure et le bruit d'une voiture vint mourir à la porte.
C'était Mary qui revenait.
Mary était une robuste Écossaise de quarante-cinq ans, au regard dur et farouche, qui servait mistress Fanoche peut-être autant par goût que par intérêt.
Cruelle par nature, elle se plaisait à voir souffrir les innocentes créatures que mistress Fanoche élevait à coups de fouet.
Mary complétait dignement ce trio de bourreaux en jupons qui vivait dans Dudley-street.
Impassible et sourde, quand il le fallait, Mary n'ignorait rien des crimes qui se commettaient dans cette mystérieuse maison.
Mais on l'eût mise à la torture qu'elle n'eût rien avoué.
—Est-ce que nous allons noyer aussi celui-là? dit-elle en entrant dans la chambre.
—Non, dit mistress Fanoche. On ne noie pas un enfant qui peut rapporter encore un millier de livres.
En même temps, mistress Fanoche crut prudent d'aller parlementer un peu avec le cocher.