—Monsieur l'abbé, dit Goldsmicht, si vous voulez venir écrire votre lettre dans ma loge, vous y serez à votre aise auprès du poêle, et je vous donnerai du papier, une plume et de l'encre.

—C'est cela, dit sir Cooman.

—J'accepte volontiers, répondit l'abbé Samuel.

Et il descendit sur les pas de Goldsmicht et de sir Cooman, qui se sentait pris à la gorge par toutes les mauvaises odeurs qui montaient du bas de l'escalier.

Une fois dans la cour, sir Cooman se rappela le Français.

Aussi pressa-t-il le pas et consulta-t-il sa montre, qui marquait trois heures moins le quart.

—L'homme sensible ne peut tarder, pensa-t-il.

Et, au lieu de retourner dans son cabinet, il suivit le guichetier et l'abbé Samuel.

Goldsmicht conduisit l'abbé Samuel dans sa loge, où le poêle ronflait joyeusement.

Il lui approcha une petite table, roula auprès un bon fauteuil, plaça sur la table un buvard, une écritoire, des plumes, du papier et dit d'un air satisfait: