Et il s'arrêta devant une autre porte, à dix pas plus loin, et se mit à la tâter, pour s'assurer qu'elle était fermée.
Puis il se remit en marche et fit la même chose à trois portes plus loin.
Après quoi, il rebroussa chemin, traversa la ruelle, et recommença son manège, sans paraître se préoccuper du policeman qui le suivait toujours.
Or, il faut dire tout de suite que le policeman de nuit, le watchman, comme on dit, s'assure de temps en temps que les portes sont bien fermées.
S'il en trouve une ouverte, il sonne, réveille le propriétaire et le force à venir la fermer.
En se mettant à tâter ainsi les portes, l'homme gris se donnait aussitôt le rôle d'un homme de police déguisé.
Le policeman se laissa prendre à cette ruse; il traversa la rue et vint droit à lui.
—Hé! camarade, dit-il, tu oublies que tu n'es pas en uniforme.
—C'est vrai, répondit l'homme gris, mais la force de l'habitude...
—Ah! c'est juste. Que fais-tu par ici?