A partir de ce moment, il ne cria plus, ne pleura plus, ne fit plus aucune question.
—J'en étais sûre, se dit mistress Fanoche au bout de quelques instants, il finira par se calmer.
Elle ne se rebuta point et combla l'enfant de caresses; mais s'il ne la repoussa plus, il accueillit ses observations avec une parfaite indifférence.
Il avait refusé de manger d'abord, mais, vers le soir, la faim triompha de son obstination.
Mistress Fanoche avait eu soin de mêler un peu de jus de pavots à ses aliments, de façon qu'il s'endormit brusquement, son repas terminé, et que l'Écossaise put le déshabiller sans qu'il s'éveillât.
Le lendemain en s'éveillant, Ralph demanda sa mère.
—Demain, lui dit encore mistress Fanoche.
L'enfant n'insista pas.
Seulement, depuis vingt-quatre heures un travail s'était fait dans son esprit.
Il s'était remémoré tous les événements qui l'avaient frappé depuis son arrivée à Londres.