La lumière commençait à se faire. Le pied d'enfant était certainement celui du petit Irlandais.
Les gardiens de Bath square portent un uniforme, comme les employés de toutes les prisons du monde, et par conséquent, on leur donne des chaussures identiques.
Il ne fut pas difficile au gouverneur de reconnaître, dans l'une des empreintes, le soulier ferré d'un gardien.
L'autre paraissait être celle d'un homme étranger à la prison.
Quel était le gardien qui avait passé par là, sinon M. Whip, dont on continuait à n'avoir pas de nouvelles, puisque M. Bardel et Jonathan, qui, seuls avec lui, avaient pu pénétrer dans la prison par ce chemin, étaient plongés dans un profond sommeil?
Le gouverneur, les gardiens et les soldats suivirent les empreintes des pas, et arrivèrent ainsi à la muraille qui séparait la prison des nouveaux bâtiments en construction.
Là se trouvait une porte dont M. Bardel avait seul la clé.
Mais puisqu'on n'avait pas retrouvé cette clef sur le gardien-chef, il fallait bien admettre que M. Whip la lui avait volée.
Le gouverneur ouvrit cette porte et pénétra le premier dans le préau neuf.
Alors de sourds gémissements parvinrent à son oreille.