Mais soudain une exclamation d'horreur échappa à l'un des gardiens.

A trois pas de John Colden se trouvait le cadavre de M. Whip.

Le gouverneur avait cru un moment être sur la trace de la vérité.

Selon lui, Whip, acheté par des gens du dehors, avait endormi successivement M. Bardel et Jonathan, afin de favoriser l'évasion d'un prisonnier.

Mais on retrouvait M. Whip frappé d'un coup de poignard et mort.

Sa face violacée, sa langue tirée, sa cravate fortement serrée autour de son cou et ses vêtements déchirés attestaient qu'il avait soutenu une lutte.

M. Whip avait dont péri victime de son devoir.

Ce n'était plus un traître, c'était un martyr.

John Colden, qui avait perdu beaucoup de sang, était hors d'état de pouvoir donner le moindre éclaircissement sur ce mystérieux événement.

Cependant on retrouva enroulée autour de son corps une partie de la corde à noeuds.