A neuf heures, M. Bardel avait fait son inspection habituelle et avait été très-étonné de trouver dans le corridor numéro quatre, non plus M. Whip, mais Jonathan, qui sommeillait à demi dans sa guérite; qu'alors il lui avait offert une prise de tabac.

A partir de ce moment, achevait M. Bardel, ses souvenirs étaient de plus en plus confus. Il avait été pris d'un violent mal de tête, était rentré dans sa cellule et s'était assis sur son lit.

Dès lors, il ne se souvenait plus de rien.

M. Bardel était employé à Cold Bath field depuis plus de vingt ans.

Il s'était toujours montré très-zélé dans son service et on n'avait aucune raison de douter de la véracité de son récit.

Malheureusement pour lui, Jonathan venait également de s'éveiller, grâce aux soins du docteur.

Et Jonathan, apprenant la mort de M. Whip, l'évasion du petit Irlandais et l'arrestation de John Colden, Jonathan demanda à parler au gouverneur en particulier.

Celui-ci s'enferma avec le gardien qui lui dit:

—C'est M. Bardel qui a favorisé l'évasion du prisonnier.

—Prenez garde, lui dit le gouverneur, vous accusez un homme jusque-là irréprochable.