Au bout de ce temps, l'homme gris était ressorti et avait gagné le vestiaire.

A Londres comme à Paris, la police se fait de deux manières, en habit de ville ou en uniforme.

L'homme gris avait pu être chargé de missions secrètes qui exigeaient un habit de ville, mais celle qu'il acceptait en ce moment comportait l'uniforme.

En effet, il sortit bientôt du vestiaire avec l'habit d'un policeman, portant en outre sur sa manche gauche le galon qui est spécial au service de la Cité.

Scotland-yard est non-seulement la métropole de la police, c'est encore le quartier général des fiacres et des voitures de Londres.

L'homme gris, devenu l'agent de police Simouns, n'eut donc qu'à monter dans un cab qui entrait en ce moment, pour déposer un objet laissé par un voyageur sur les coussins, et il dit au cocher:

—Bath square!

Vingt minutes après, le prétendu M. Simouns arrivait à cette fameuse grille dont master Pin, le portier-consigne, avait seul la clef.

—Ah! dit le gros homme, qui paraissait au désespoir, c'est vous qu'on envoie de Scotland-yard?

—Oui, dit l'homme gris.