Alors Suzannah se mit à lui faire parcourir les rues environnantes, en lui disant:

—Regarde-bien, est-ce là?

—Non, disait l'enfant.

Et ils se remettaient en route.

Elle le traîna ainsi tout le jour, avec une patience qui acheva de lui gagner la confiance du pauvre enfant.

Et la nuit vint, et Ralph n'avait ni reconnu la rue de mistress Fanoche, ni retrouvé sa mère.

Il était si las que Suzannah le prit dans ses bras et le porta.

Elle le porta jusqu'à ce public-house dont avait, parlé Bulton.

Et l'enfant, docile désormais, consentit à s'asseoir et à souper avec l'Irlandaise.

La nuit était venue.