On le conduisit à sa cellule, et on lui mit les fers.

L'Irlandais avait fait le sacrifice de sa vie, et bien que M. Bardel, en l'embrassant, lorsqu'il avait quitté Bath square, lui eût dit à l'oreille, «Courage, on te sauvera!» John Colden n'y croyait guère.

L'enfant était sauvé.

Pour lui, c'était l'essentiel. Peu lui importait de mourir.

Il dormit comme un homme que n'assiége aucun remords.

Le lendemain, le sous-gouverneur entra dans sa cellule de bonne heure et lui dit:

—Vous êtes Irlandais?

—Oui, répondit John Colden.

—Catholique, par conséquent?

—Oui.