On n'est jamais indépendant des hommes, surtout dans une condition élevée.

Les hommes sont comme les statues, il faut les voir en place.

Un homme médiocre dans l'élévation est placé sur une éminence, du haut de laquelle tout le monde lui paraît petit et d'où il paraît petit à tout le monde.

L'art de mettre les hommes à leur place est le premier peut-être dans la science du gouvernement; mais celui de trouver la place des mécontents est à coup sûr le plus difficile; et présenter à leur imagination des lointains, des perspectives où puissent se prendre leurs pensées et leurs désirs, est je crois, une des solutions de cette difficulté sociale.

Les présomptueux se présentent; les hommes d'un vrai mérite aiment à être requis.

Quand vient la fortune, les petits hommes se redressent, les grands hommes se penchent.

Il faut mener les hommes sans leur faire sentir le joug, asservir les volontés sans les contraindre.

Le mépris doit être le plus mystérieux des sentiments.

Toutes les fois que le pouvoir parle au peuple, on peut être sûr qu'il demande de l'argent ou des soldats.

Un État chancelle quand on ménage les mécontents; il touche à sa ruine quand la crainte les élève aux premières dignités.