Quand les cartes sont brouillées et que les affaires paraissent désespérées, il n'y a qu'à laisser aller les choses, comme l'eau coule à sa pente; elles finissent par se débrouiller toutes seules et s'arranger d'elles-mêmes. Rien faire et laisser dire.
Dans les choses d'importance, il ne faut pas demander de conseils; il faut peser, oser et agir.
On doit suivre ses inspirations, et ne jamais se repentir ni du bien, ni du mal, ni des sottises.
Quand tout est perdu, c'est l'heure des grandes âmes.
Les principes reposent sur leur certitude et leur utilité; la morale est fondée sur l'intérêt qui la sert.
Les hommes sont capricieux, ondoyants et divers, les événements mobiles, les idées changeantes; tout meurt, se transforme, se renouvelle, rien ferme ne demeure. Le cours naturel des choses offre de meilleures occasions que l'intelligence, l'imagination, l'ingéniosité, l'esprit, la volonté n'en peuvent faire naître, créer, trouver, inventer.
Tout arrive et doit arriver par la combinaison et le jeu des événements. Tout s'en va et tout revient. On revient de tout et on revient à tout. Ceux qui disent qu'ils sont revenus de tout ne sont jamais allés nulle part.
Rien de grand n'a de grands commencements, ni les chênes, ni les fleuves, ni les royaumes, ni les hommes de génie.
Il faut se garder des premiers mouvements, parce qu'ils sont presque toujours honnêtes.
À force de converser avec un sphinx, on se tire de ses énigmes.