Cette mémorable semaine a été consacrée ici à l'affreuse inquiétude sur l'état de Paris[462], et pour moi surtout qui n'ai pas quitté un moment le Palais-Royal. Aussi n'ai-je aucune nouvelle à apprendre à Mademoiselle, mais j'ai à lui dire que jamais poids plus lourd et plus pénible n'a approché mon cœur. La sagesse du roi saura la rendre productive en force gouvernementale. Cette crise lui aura fait connaître les vrais et les faux amis de son gouvernement, et lui aura par là, rendu un immense service. Je ne me suis jamais senti plus le serviteur du roi qu'il y a deux jours, ni plus fier de le représenter qu'aujourd'hui. Je supplie mademoiselle de faire agréer au roi mon hommage et de recevoir elle-même mon tendre et respectueux compliment ainsi que mes vœux de bonne et heureuse année.

FIN DE LA DIXIÈME PARTIE ET DU TOME TROISIÈME

NOTES:

[1] Variante: et désirant faire connaître.

[2] Variante: qu'il a donné l'idée.

[3] Variante: plus imposante.

[4] Lord Castlereagh et lord Stewart.

[5] On devine qu'il s'agit dans ce passage de la lettre du roi, de l'attachement qu'on attribuait au prince de Metternich pour la reine Caroline de Naples, femme de Murat; attachement qui l'empêchait de se prononcer contre celui-ci, et en faveur du rétablissement de la maison de Bourbon dans le royaume de Naples. (Note de M. de Bacourt.)

[6] Variante:.... et c'est celui qui nous importait le plus.