[283] Voir à l'Appendice (p. [446] et [447]) deux lettres du prince de Talleyrand à madame de Vaudémont, sur le ministère Polignac.
[284] Le vote de la Chambre eut lieu le 7 août.
[285] Le général comte Baudrand (1774-1848), engagé volontaire en 1792, fit sa carrière dans l'arme du génie. Il était colonel en 1815, et devint après la révolution de 1830 lieutenant général et pair de France.
[286] L'Angleterre reconnut le nouveau gouvernement français à la fin d'août. A la fin d'octobre, la Russie, l'Autriche, la Prusse, l'Espagne et toutes les puissances secondaires de l'Europe avaient fait la même reconnaissance.—Voir à l'Appendice, page [450]: Le prince de Talleyrand à Madame Adélaïde (7 oct.), et page [452]: Madame Adélaïde au prince de Talleyrand (8 oct.).
[287] C'était le ministère du 11 août. M. Dupont de l'Eure avait reçu le portefeuille de la justice; le comte Molé, les affaires étrangères; M. Guizot, l'intérieur; le duc de Broglie, l'instruction publique, les cultes et la présidence du conseil d'État; le baron Louis, les finances; le général Gérard, la guerre; le général Sébastiani, la marine; MM. Laffitte, Casimir Périer, Dupin et Bignon étaient ministres sans portefeuille.
[288] On verra plus tard pourquoi j'insère ici ce billet. Je veux d'ailleurs dire une fois pour toutes que j'entremêlerai mon récit de lettres et de billets, autant que je le pourrai, parce que je crois que le meilleur récit dans ce genre, n'équivaut jamais aux pièces écrites dans le moment même des événements. (Note du prince de Talleyrand.)
[289] Georges Gordon, comte d'Aberdeen, né on 1784, avait été ambassadeur à Vienne en 1814 pendant le congrès. En 1828, il entra comme ministre des affaires étrangères dans le cabinet Wellington et se retira avec le ministère le 16 novembre 1830. Il revint aux affaires en novembre 1834 dans le court ministère Wellington, comme ministre des colonies, puis de nouveau en 1841 sous le ministère Peel. En 1852, il présida le cabinet qui devait conclure une alliance offensive et défensive avec la France. Il se retira en 1855 et mourut en 1860.
[290] C'est le 25 août que le peuple de Bruxelles se souleva au nom de l'indépendance nationale. Le 1er septembre, le prince d'Orange, fils aîné du roi, arriva sous les murs de la ville, mais il fut rappelé par son père qui craignait de le voir pactiser avec les insurgés. Le 23 septembre, son frère, le prince Frédéric, pénétra dans la ville, mais dut l'évacuer après quatre jours de lutte. Le 3 octobre suivant, un gouvernement provisoire proclama à Bruxelles l'indépendance de la Belgique.
[291] Jacques Laffitte né en 1767, entra en 1788 dans les bureaux du banquier Perregaux, dont il gagna la confiance entière et devint l'associé (1800). Il lui succéda après sa mort, devint en 1809 régent de la Banque de France et gouverneur en 1814, député à la Chambre des représentants en 1815. Il fut réélu en 1816 et 1817. Après la révolution de Juillet, il entra dans le ministère du 11 août, et présida ensuite le cabinet du 3 novembre 1830. Il se retira en mars 1831. Il fut toujours réélu à la Chambre sauf une courte interruption en 1837; il siégea jusqu'à sa mort dans les rangs de l'opposition (1844).
[292] Maximilien comte Lamarque, né en 1770, engagé volontaire en 1791, général de brigade en 1801, chef d'état-major de l'armée de Naples en 1807, général de division la même année. Pendant les Cent-jours, il fut nommé gouverneur de Paris, puis commandant en chef de l'armée de Vendée. A la deuxième Restauration, il fut exilé, revint en France en 1818, fut élu député en 1828 et fut un des membres les plus actifs de l'opposition. Il mourut du choléra en 1832. Ses obsèques donnèrent lieu à des manifestations tumultueuses et à une sanglante émeute (5 et 6 juin).