»Je crois que nous éviterons la guerre. Si les Autrichiens n'entrent pas dans les États du Saint-Siège, la paix est assurée; je me suis dévoué à sa conservation.»
TRADUCTION D'UNE DÉPÊCHE DE SIR R. GORDON[397] A LORD PALMERSTON[398].
[Confidentielle] «Constantinople, 31 mars 1831.
»Milord,
»Depuis ma dernière dépêche confidentielle du 25, le reis-effendi m'a assuré que l'ambassadeur de France a présenté une note à la Porte qui, quoique plus réservée que ses communications verbales contient les trois points importants qui suivent:
»1o Les principes du gouvernement français sont si diamétralement opposés à ceux professés par la Russie et l'Autriche, qu'une guerre entre la France et ces deux puissances est inévitable;
»2o Dans cette guerre, l'Angleterre restera neutre, ou se déclarera l'alliée de la France;
»3o L'ambassadeur de France prie instamment la Porte, de la part de son gouvernement, de prendre les mesures nécessaires pour assurer son indépendance, avertissant le gouvernement ottoman que si, au contraire, il épousait la cause opposée aux principes et aux vues de la nation française, la Porte chercherait en vain plus tard, à être exemptée des pertes qu'elle aurait à subir comme une conséquence nécessaire de la guerre.
»J'ai l'honneur...
»Signé: R. Gordon.»