[312] Par sa note du 12 novembre, M. Van de Weyer demandait, sur le premier chef:
1o La revision des calculs qui avaient servi à la conférence de base pour le partage de la dette entre la Hollande et la Belgique;
2o Une rectification de frontières en faveur de la Belgique, sur les points où la ligne frontière séparait des usines métallurgiques du minerai nécessaire à leur exploitation;
3o Le libre accès et la libre navigation de la Moselle pour les habitants du Luxembourg.
[313] Voir ce traité dans l'Annuaire de Lesur ou le Recueil des traités de Martens.
[315] Baptiste-Honoré-Raymond Capefigue, né à Marseille en 1801, journaliste et publiciste. Il collabora sous la Restauration à un grand nombre de journaux, principalement au Messager des Chambres qui défendait le ministère Martignac. Il se fit également connaître par un grand nombre d'ouvrages historiques que, dans les premiers temps, il signait habituellement du pseudonyme: un homme d'État. Il mourut en 1872.
[316] Jean-Alexandre Buchon, journaliste et publiciste. Sous la Restauration il écrivit dans le Censeur européen et le Constitutionnel. Il s'occupa également d'histoire et publia les Chroniques nationales françaises, en 47 volumes.
[317] Une émeute sanglante avait éclaté le 29 octobre à Bristol, à l'occasion de l'arrivée dans cette ville de sir Ch. Wetherell, député aux Communes, qui s'était montré particulièrement ardent contre le bill de réforme. Pendant deux jours, la ville avait été dominée par les émeutiers qui incendièrent la plupart des monuments publics.
[318] Allusion à l'ordonnance du 20 novembre qui créait trente-six nouveaux pairs. Cette ordonnance avait pour but de modifier la majorité de la Chambre haute et la rendre favorable au projet de loi voté par la Chambre des députés qui décidait l'abolition de l'hérédité de la pairie.—Le 27 décembre suivant, en effet, la Chambre des pairs se prononçait contre l'hérédité à la majorité de trente-trois voix.