Voici, au reste, la lettre que madame la duchesse de Saint-Leu m'écrivit, à l'occasion de ses passeports, et qui confirme ce que je viens de dire:

LA DUCHESSE DE SAINT-LEU AU PRINCE DE TALLEYRAND.

«Tunbridge-wells, 1831.

»Prince,

»Je suis autorisée à vous demander un passeport pour madame la comtesse d'Arenenberg (c'était le nom de sa possession en Suisse) et sa suite. Si vous croyez que les personnes qui composent cette suite doivent être désignées, vous pouvez ajouter: son fils, mademoiselle Masuyer, deux domestiques et une femme de chambre.

»Je désire que mon passeport soit donné simplement pour la Suisse, dont je compte prendre la route les derniers jours de ce mois. Je suis fort aise de trouver cette occasion de vous remercier, prince, de l'obligeance que vous avez bien voulu me montrer dans cette circonstance. Je suis fâchée de n'avoir pas vu madame la duchesse de Dino avant mon départ. Veuillez lui en exprimer tous mes regrets et recevoir, ainsi qu'elle, l'expression de mes sentiments.

»HORTENSE.»

Reprenons la suite de mes dépêches[204].

LE PRINCE DE TALLEYRAND AU GÉNÉRAL SÉBASTIANI.

«Londres, le 16 mai 1831.