»La grande affaire du ministère est enfin terminée d'hier soir; je joins ici le Moniteur qui vous donnera toute la nouvelle composition[189]. Ce sont des gens de talent, et j'espère que cela marchera bien. Je suis bien aise que cela soit fini, car notre roi a bien besoin de pouvoir se reposer un peu des fatigues de tout genre qu'il a eues ces jours-ci. Il y a eu un oubli dans le Moniteur que je vous envoie, mais qui sera réparé: c'est que Sébastiani est nommé à l'ambassade de Naples, où il fera certainement très bien.
»Une chose qui nous choque, c'est que beaucoup de journaux anglais, et d'autres aussi, veulent attribuer à d'autres causes et à d'autres qu'au roi et à vous le mérite de l'union de la France et de l'Angleterre et de la pensée de l'alliance, tandis que, comme dit notre roi, c'est lui qui en est le père et vous le parrain. Vous devez réclamer cet honneur, et pour vous et pour lui...»
LORD HOLLAND AU PRINCE DE TALLEYRAND.
«Holland House, le 4 avril 1834.
»Quelles fâcheuses nouvelles! Ne peut-on pas espérer que M. de Broglie reprenne son portefeuille? Pourquoi ne veut-on pas écouter le sage conseil de cet ancien moine qui disait:
In omnibus tuis cogitationibus sempre caveto de resignationibus.
»Dites-moi, je vous prie, ce que vous en savez.»
LORD BROUGHAM AU PRINCE DE TALLEYRAND.
«Le 4 avril 1834.
Mon cher prince,